L’aéronautique fait sa révolution digitale

L’aéronautique fait révolution digitale

L’innovation figure au cœur du monde de l’aéronautique. Les pontes de l’industrie, réunis au cours du Salon du Bourget qui s’est tenu du 16 au 25 juin dernier, en ont fait état. Avec un tournant majeur déjà entamé pour le secteur : la digitalisation des outils.

Les nouvelles technologies bientôt appliquées

De nombreux défis se profilent pour le secteur du transport aérien. Des voyageurs toujours plus nombreux. Les prévisions font état de 6 milliards de passagers à embarquer en 2030, contre 3,7 milliards à l’heure actuelle. Un impact environnemental ainsi qu’un coût énergétique à diminuer. Ou encore une flotte aérienne qui va plus que doublé dans les 30 prochaines années. Autant d’enjeux qui peuvent trouver des réponses grâce aux nouvelles technologies.

Les équipes de R&D travaillent d’arrache-pied pour apporter des solutions techniques à ces problématiques.

Actuellement, les moyens techniques mis en place sont regroupés sous la dénomination « usines 4.0 ». Ces usines 4.0 pour vocation d’améliorer la productivité de la chaîne de production.

Parmi les réalisation de ces usines dites « intelligentes » : l’impression 3D, que nous avions évoquée précédemment, qui permet de produire des pièces complexes tout en réalisant des gains en termes de temps et de poids.

D’un point de vue logistique, des efforts sont consentis pour fluidifier la gestion des flux. Basé sur la mise en place de technologies utilisées dans le e-commerce version B to B, la gestion des inventaires et des acteurs de la chaîne s’opère plus rapidement. Un processus permettant également de réaliser des économies de temps et de moyens.

La sécurité aérienne en ligne de mire

L’usage des toutes dernières technologies ont pour objectif de rationaliser la production, mais aussi de relever un autre défi de taille : la sécurité aérienne.

C’est le cas d’Airbus qui se munit de drones lors de visite de maintenance afin de passer au crible les appareils et de détecter d’éventuels problème. Ou encore l’installation par d’autres sociétés de capteurs sur les différentes pièces des avions et leur mise en réseau pour recueillir plus facilement des données sur leur état.

Pour conclure, l’ensemble des mesures énumérées ci-dessus n’en sont qu’au stade de l’expérimentation. De nombreuses améliorations sont à attendre avant la généralisation de ces solutions. La digitalisation des processus de production, illustrant parfaitement cette culture de l’innovation dans le secteur de l’aviation, permettra à l’industrie aéronautique de s’adapter aux nouvelles exigences du marché.